Mes 25 meilleurs albums – Troisième partie
15. Maxinquaye de Tricky
Voici un producteur qui a plus d’un tour dans son sac. Avec Tricky deriière la console et Martina Topley-Bird derrière le micro, ce subtil mélange de soul, de dub, de musique électronique et de hip-hop rassemble les bons ingrédients pour former un album imaginatif et imagé. Un disque personnel qui s’amuse à briser les conventions et à déjouer les préconceptions. [Island; 1995]
14. The Chronic de Dr. Dre
Beaucoup d’encre a coulée à propos du gangsta rap, mais il reste que les talents de producteur de Dr. Dre sont indéniables. The Chronic est un album sans compromis, qui émerge des cendres des émeutes de Los Angeles en 1992. Hédonistes et matérialistes, le docteur et sa bande propulsent le style G-funk à son paroxysme. [Death Row; 1992]
13. Waveform Transmissions Volume 3 de Jeff Mills
La force d’impact de Waveform 3 risque de décoiffer le non-initié. The Wizard y présente huit tableaux où les snares frétillants côtoient les kicks féroces de Roland 909 et les hypnotiques séquences de synthés. L’œuvre de Jeff Mills fait partie d’un ensemble documentant l’impact crucial de Detroit et du mythique Undergroud Resistance sur la plantète techno. En plus d’exceller au niveau de la production, Mills est un DJ hors-pair, et sa performance Live At The Liquid Room – Tokyo 1995 saura régaler les amateurs de techno les plus exigeants. [Tresor; 1994]
12. Court and Sparks de Joni Mitchell
J’ai choisi cet album, mais n’importe quel enregistrement de Joni des années 70 (Ladies of the Canyon, Blue, For the Roses) aurait trouvé sa place dans mon top 25. Cette remarquable fusion de pop et de folk témoigne du foisonnement créatif de son auteure, tout en pavant la voie à son tournant jazz, auguré quelques années plus tard. La douce voix de Joni, mêlée aux subtiles mélodies en filigrane, rend Court and Sparks un incontournable de la discographie de cette grande artiste. [Elektra; 1994]
11. In on the Kill Taker de Fugazi
“Pride no longer has definition; everybody wears it, it always fits; a state invoked for lack of position”. Amalgamant subtilité et confrontation, le légendaire quatuor de Washington, D.C., distillent l’éthique rock post-hardcore dans un ensemble spontané et cohérent où la musicalité joue un rôle de premier plan. [Dischord; 1993]